dimanche 31 juillet 2005
Les Haciendas au Yucatan (à suivre)
Similaires aux grandes plantations du Sud des Etats Unis, les haciendas contribuèrent grandement à l'essor économique et à la richesse du Mexique. Dans tout le pays, il existe plusieurs types d'haciendas.
Originellement dédiées à la culture du mais, la diversification vers la production de sisal et d'agave se fit vers la fin du 18ème siècle.
Le sisal ou l'agave étant destinés à la fabrication de fils et cordes.
Les haciendas Henequeneras prirent leur essor dénitivement vers 1830, gràce à des procédés modernes venus des Usa.
Un changement radical se produisit : la naissance de La Caste Divine qui concentra alors les terres, les richesses et le pouvoir politique, régnant sur le destin de milliers de personnes de la région.
Produisant 90% des besoins mondiaux de toile de jute et de cordages, exportant à travers le monde entier, l'or vert à l'instar de l'Argent, fit la fortune de ces propriétaires terriens, et de cet état l'un des plus riches du Mexique.
L'invention des fibres synthétiques dans les années 40, leur porta le coup fatal.Les petits producteurs regroupés en coopératives, tentent de résister à la concurrence d'autres pays producteurs comme le Brésil, Madagascar ou Manille, en créant des produits finis de meilleure qualité et en modernisant les outils de production, mais la bataille n'est pas gagnée.
Ci contre la Teya, agricole en 1683, elle devint une hacienda majeure pour le Sisal. abandonnée en 1960 , elle fut rachetée en ruines, et transformée en Hotel avec un restaurant gastronomique .
Hacienda Katanchel
Privatisées, certaines renaissent aujourd'hui au travers d'une hotellerie de grand standing, témoins d'un passé et d'un patrimoine historique et culturel et se transforment parfois en musée.
Ainsi tout en continuant sur la route qui mène de Mérida à Valladolid, l'Hacienda Katanchel datant du 17ème siècle, produisant elle aussi du Sisal jusqu'à l'arrivée du nylon, est aujourd'hui un hotel de luxe.
L'hacienda San Jose Cholul à Tixkobob
L'agave ou le Sisal encore connue sous le nom de chanvre indien ou Henequen, est une plante de la famille des amaryllidacées. Contrairement à ce que l'on pense, ce n'est pas un cactus même si elle partage son environnement.
Cette plante au rendement incroyable peut atteindre 3 mètres de haut et donner 80 limbes, seules ces dernières serviront à la fabrication de cordage et fils. Coupées à la main, avec un grand couteau, les limbes sont regroupées puis défibrées en les écrasant sous l'eau afin d'éliminer la pulpe.
Les fibres seront ensuite mises à sècher à l'air libre sur des fils de fer.
Séchées, elles seront ensuite brossées et triées par longueur¨et par qualité pour être commercialisées.
Comme on le voit, sur cette photo, les plantations disposaient de voies de chemin de fer, les reliant aux gares en partance vers Sisal le port qui lui doit son nom, car les cargaisons partaient de la côte de Progreso.
Renseignements
Commentaires
Que bonitaaaas...
fotooooos ! :)
Brigitte a raison tu nous fais rever une fois de plus. Quand c'est pas la plage...
A voir ces beaux cactus, je me demande... a quand un petit reportage special tequila, mezcal, pulque ? ;-)
Bisous xxx
Cris
Merci
Bonjour Anne et Cris
Merci beaucoup pour vos encouragements, mais je ne suis pas trop productive.
Le Yucatan est injustement connu tout comme certains endroits du Mexique, loin des grandes villes on y trouve une atmosphère différente et fort diverse : sites, mer, réserve d'oiseaux, couvents, haciendas, danses et costumes, fêtes locales de la vierge et spécailités culinaires.
Je commence par les haciendas du Yucatan, mais je ne pensais pas que ce serait si riche, alors je ne pense pas passer tout de suite aux haciendas pulqueras, mais c'est une bonne idée ma Cris.
Brigitte, tu as raison : en Louisiane nous étions supposés échanger une maison, mais elle était en travaux, mais peut-être que cela intéresserait des américains qui ont de jolies maisons au Mexique.
Bisous les copines
Une parcelle de rêve. Photos sublimes. Merci de me faire voyager vitruellement.
T.



















